Comme une mûre
affirmation, les femmes que peint Ariane Marchant se découpent
sur des fonds de ténèbres ou des cieux incendiés.
Sensuelles, moqueuses, fières ou timides, jamais elles ne se départissent
d'une exemplaire dignité même quand, apeurées, elles
prennent les formes d'inquiétude qu'épousent les âmes
blessées.
Pourtant, jamais elles ne cèdent à la solennité.
Avant tout vivantes, elles laissent leur créatrice les surprendre
dans des poses incurvées qui témoignent de leurs désirs.
Et ces courbes, bien loin des soumissions, semblent permettrent à
leurs héroïnes d'esquiver lascivement les dangers trop triviaux.
Ne nous offriraient-elles pas par là même de nouvelles perspectives
de miracles ?
Ariane Marchant ne fait rien d'autre que peindre la femme, celle qui après
avoir dirigé dans l'ombre, sort pour montrer dans le silence la
quintessence de sa lumière.
Tanguy Thoveron
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